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Start-up Academy #4.2 | Passage en phase d’industrialisation

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Après avoir établi les concepts et principes généraux de la Recherche & Développement, définit son plan suite à un diagnostic technique précis dans la partie une du chapitre 4, nous allons voir ici comment passer en phase d’industrialisation et comment un acteur extérieur, tel qu’un incubateur , peut vous venir en aide, vous conseiller et vous challenger.

Retrouvez le témoignage de Romain ROYON, fondateur d’Irisiome (en bas de page)

PASSAGE EN PHASE D’INDUSTRIALISATION

Le passage à la phase de pré-série puis de série correspond en principe au moment où l’entreprise a fait sa preuve de marché. Un premier couple produit/marché a été validé et permet de se projeter dans les investissements nécessaires à la montée en puissance : changement de locaux voire acquisition de locaux dédiés à la production et au stockage, équipement matériel, recrutements de profils de direction de production, consolidation des équipes de production et SAV. Une partie des personnels peut être issue des fonctions R&D de départ, sans oublier que la R&D doit être poursuivie pour garder de l’avance technologique et/ou poursuivre l’amélioration des produits.

Quel est le rôle de l’accompagnement ?

→ Faire en amont le diagnostic de la compétence technique et du niveau d’avancement technologique du projet, son positionnement par rapport à d’autres technologies, le diagnostic des besoins techniques du projet (ressources internes disponibles et ressources externes nécessaires).

→ Opérer à chaque étape de développement les mises en relation avec les bons experts et ressources externes.

→ Accompagner l’équipe dans la structuration et le chiffrage du planning de R&D, challenger les délais et contenus, vérifier la mise en cohérence avec le reste du projet, maîtriser l’ingénierie financière.

Les étapes à réaliser en de R&D et mise en production

Voici le détail des éléments à réaliser pour la phase de R&D et mise en production en fonction des grandes étapes de l’accompagnement.

Situation idéale à la sortie de la phase START

1. Conception de la solution ou du service : choix techniques réalisés et/ou verrous technologiques identifiés.

2. Etat d’avancement du développement du nouveau produit/service : niveau de maturité technologique au-delà du TRL 6. Prototype ou cahier des charges.

3. Propriété industrielle : protection de l’innovation étudiée.

4. Premiers tests et retours utilisateurs en mode prototypage.

5. Identification des compétences techniques nécessaires en interne.

Situation idéale à la sortie de la phase LAUNCH

1. Validation de la solution en conditions opérationnelles (livraison d’une V0, démonstrateur échelle 1 ou 1/10ème avec possibilité d’extrapolation…). Niveau de maturité technologique >= TRL 8 à minima. Verrous technologiques levés. Version numérique : V1 (fonctionnelle) + Premiers revenus à partir de cette V1.

2. Stratégie de Propriété Industrielle définie.

3. Industrialisation étudiée et réseau de partenaires et sous-traitants identifiés.

4. Compétences techniques acquises en interne et démarche qualité initiée.

5. Déploiement de la solution chez les premiers clients et début du support technique.

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Retour d’expérience de Romain ROYON fondateur d’IRISÔME

Quelle est la spécificité d’un projet d’entreprise innovante comme Irisiôme ?

Le projet est né de ma thèse de doctorat sur le laser et ses applications en dermatologie. Après quelques contrats post-doctorat, j’ai eu envie de me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. J’avais donc besoin de rendre concret ce projet académique, et j’ai pour cela bénéficié de l’accompagnement de plusieurs structures : Aquitaine Sciences Transfert (SATT Aquitaine) pour le développement technique, l’incubateur de la Région Aquitaine pour la réflexion sur l’entreprise. Et enfin, Unitec lorsqu’il a fallu passer à la phase de création d’Irisiôme.

“Pouvoir lancer un produit qui réponde à un besoin »

En quoi a consisté l’intervention d’Unitec ?

L’intégration dans le programme d’Unitec m’a permis d’être conseillé non seulement sur le business plan et le lancement de l’activité, mais également sur toute la réflexion produit. D’une part en R&D, lors des phases de prototypage : il nous fallait une machine fonctionnelle qui puisse être testée cliniquement par les dermatologues, une phase très longue du fait des nombreux protocoles. Je suis fier d’avoir pu la sortir en un an. D’autre part, l’accompagnement a porté sur le positionnement (prix, segmentation du marché, marketing…) qui influe également sur le développement produit. Au-delà de l’idée, cela permet de s’assurer que son produit réponde à un besoin ! Et enfin sur la certification de la machine, là aussi avec des contraintes importantes en termes de normes médicales. En bref, Unitec nous a permis de structurer toute cette phase.

Vous êtes en cours de lancement, quelle est votre offre ?

Nous avions été lauréats de plusieurs concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ILAB), et ces fonds nous ont permis de créer la société en août 2015, puis de recruter. A la suite de cette phase d’accompagnement, nous sommes désormais en phase préindustrielle de commercialisation, avec un laser pour la dermatologie et la dermato-esthétique notamment détatouage, vasculaire, pigmentaire, épilation… Un produit fini, désigné et qui répond à des besoins.

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